Copropriété · Paris

Faut-il un vote en assemblée générale pour déplacer une cloison non porteuse ?

Réponse courte

En principe, non : pas de vote en assemblée générale. Une cloison non porteuse située à l’intérieur de votre lot est une partie privative : pas de vote en principe. Cela dépend d’une question : « La cloison sépare-t-elle votre logement d’une partie commune (couloir, palier) ou d’un autre lot ? » Si oui : majorité absolue (article 25) ; si non : pas de vote en principe.

Vérifié le 29 octobre 2026 · loi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars 1967, règles de la Ville de Paris · 12 sources officielles citées en bas de page

Vote en assemblée

Pas de vote en principe
ou majorité absolue (article 25) selon votre cas

Côté mairie

En principe aucune autorisation d’urbanisme pour des travaux purement intérieurs.

Pièces à préparer

3 pièces, détaillées ci-dessous.

Délai à prévoir

Inscription à l’ordre du jour, convocation 21 jours au moins avant l’AG, puis deux mois de délai de contestation après la notification du procès-verbal.

Pourquoi cette réponse

Redistribuer les pièces en déplaçant des cloisons est l’un des leviers les plus efficaces d’une rénovation parisienne. Tout dépend de deux questions : la cloison est-elle vraiment non porteuse, et sépare-t-elle votre lot d’une partie commune ou d’un voisin ?

Une cloison non porteuse située à l’intérieur de votre lot est une partie privative : pas de vote en principe. Faites confirmer qu’elle n’est pas porteuse (plans, avis d’un professionnel) et vérifiez le règlement de copropriété.

Votre cas : tout dépend d’une question

La cloison sépare-t-elle votre logement d’une partie commune (couloir, palier) ou d’un autre lot ?

Si oui

Majorité absolue (article 25)

Une cloison qui sépare votre lot d’une partie commune ou d’un autre lot n’est pas forcément à vous seul : selon le règlement, elle peut être commune ou mitoyenne. La déplacer suppose l’autorisation de l’assemblée, voire une double majorité si vous annexez une partie commune (voir « Annexer une partie commune »).

Si non

Pas de vote en principe

C’est le cas général décrit ci-dessus.

Pas de vote en principe : comment se compte le vote

Les travaux qui restent dans vos parties privatives ne demandent pas, en principe, l’accord de l’assemblée générale. Ils doivent toutefois respecter le règlement de copropriété, la destination de l’immeuble et les droits des autres copropriétaires (pas de dégâts, pas de trouble anormal de voisinage).

Majorité absolue (article 25) : Il faut la majorité des voix de tous les copropriétaires de l’immeuble, présents, représentés ou absents : les absents pèsent donc en pratique comme des « non ». C’est la majorité prévue pour autoriser un copropriétaire à faire, à ses frais, des travaux affectant les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble. Passerelle (article 25-1) : si la résolution n’atteint pas cette majorité mais recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, la même assemblée procède immédiatement à un second vote à la majorité simple de l’article 24.

Côté mairie de Paris : quelle autorisation d’urbanisme ?

En principe aucune autorisation d’urbanisme pour des travaux purement intérieurs. Exception à Paris : dans les deux secteurs sauvegardés couverts par un PSMV (le Marais, dans les 3e et 4e, et la partie est du 7e), certains travaux intérieurs, notamment ceux qui touchent un élément protégé ou modifient la structure, peuvent demander une autorisation d’urbanisme, soumise à l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France. Vérifiez votre adresse sur le portail des règles d’urbanisme de la Ville.

Pour savoir si votre immeuble est en secteur sauvegardé ou aux abords d’un monument historique, lancez le diagnostic gratuit de votre immeuble à partir de votre adresse.

Les points techniques à connaître

  • Dans les immeubles anciens, une cloison qui paraît légère peut participer à la tenue d’un plancher en bois fatigué : en cas de doute, faites-la examiner par un professionnel avant de la démolir.
  • Les cloisons en briques ou en carreaux de plâtre de l’ancien se distinguent mal à l’œil d’un refend : les plans de l’immeuble, l’épaisseur et la position par rapport aux poutres aident à trancher.
  • Une cloison démolie laisse des traces au sol et au plafond (parquet, moulures) : prévoyez leur reprise dans le devis.

Les pièces à joindre à votre demande

  1. Plan avant / après
  2. Avis d’un professionnel confirmant que la cloison n’est pas porteuse en cas de doute
  3. Lecture du règlement de copropriété

Le courrier au syndic

Pas de résolution en principe. Voici le courrier d’information à adapter si votre règlement le prévoit.

Aucune résolution n’est en principe nécessaire. Si votre règlement de copropriété impose une information ou une autorisation particulière, une simple lettre au syndic peut suffire : « Je vous informe que je fais réaliser dans mon lot n° [NUMÉRO DE LOT] les travaux suivants : [DESCRIPTION], du [DATE DE DÉBUT] au [DATE DE FIN], par l’entreprise [NOM DE L’ENTREPRISE]. Ces travaux ne touchent ni les parties communes ni l’aspect extérieur de l’immeuble. »

Si la cloison sépare-t-elle votre logement d’une partie commune (couloir, palier) ou d’un autre lot :

L’assemblée générale, après avoir pris connaissance du descriptif et des plans joints à la convocation, autorise [NOM DU COPROPRIÉTAIRE], propriétaire du lot n° [NUMÉRO DE LOT], à faire réaliser à ses frais les travaux de déplacement de la cloison séparant son lot de [PARTIE COMMUNE OU LOT VOISIN], selon le plan joint. Cette autorisation est donnée sous les conditions suivantes : (1) les travaux sont réalisés aux frais exclusifs du demandeur, conformément au dossier joint à la convocation, par des entreprises justifiant de leurs assurances, dont les attestations seront remises au syndic avant le démarrage ; (2) le demandeur obtient au préalable les autorisations administratives éventuellement nécessaires ; (3) le syndic est informé des dates du chantier ; (4) le demandeur reste responsable de tout dommage causé aux parties communes ou aux autres lots du fait des travaux, et remet en état à ses frais les parties communes concernées. Majorité requise : article 25 de la loi du 10 juillet 1965 (second vote immédiat à la majorité de l’article 24 dans les conditions de l’article 25-1).

Les erreurs qui coûtent cher

  • Démolir sans vérifier qu’il ne s’agit pas d’un mur porteur : la remise en état et le renforcement après coup coûtent bien plus cher qu’une vérification préalable.
  • Déplacer une cloison mitoyenne avec le palier ou un voisin sans vote : la copropriété peut exiger la remise en état.
  • Créer une pièce aveugle (sans fenêtre) présentée comme une chambre : vérifiez les règles de décence si le logement est loué.

La procédure, étape par étape

  1. Vérifier le règlement et parler au syndic. Lisez le règlement de copropriété : il définit vos parties privatives et peut prévoir des règles particulières (clause d’harmonie de façade, sous-couche acoustique, horaires). Ni le syndic ni le conseil syndical ne peuvent autoriser seuls des travaux sur les parties communes : seule l’assemblée générale le peut, avant le début du chantier.
  2. Demander l’inscription à l’ordre du jour. Envoyez votre demande au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre recommandée électronique. Vous pouvez le faire à tout moment : la question est inscrite à la prochaine assemblée, ou à la suivante si elle arrive trop tard. Joignez un projet de résolution et un dossier précisant l’implantation et la consistance des travaux (plans, descriptif, étude de structure si besoin) : ces pièces sont envoyées aux copropriétaires avec la convocation, qui doit leur parvenir au moins 21 jours avant la réunion, sauf délai plus long prévu par le règlement.
  3. Si vous ne pouvez pas attendre : une assemblée à vos frais. L’article 17-1 AA de la loi du 10 juillet 1965 permet à un copropriétaire de demander au syndic de convoquer une assemblée générale pour des questions qui ne concernent que ses droits ou obligations, comme l’autorisation de ses propres travaux. Vous prenez alors en charge l’intégralité des frais de cette assemblée, honoraires du syndic compris : le syndic vous en indique le montant prévisionnel, et l’assemblée se tient dans les 45 jours suivant leur paiement.
  4. Après le vote : le procès-verbal et le délai de deux mois. Une décision d’assemblée ne peut être contestée que par les copropriétaires opposants ou défaillants, devant le tribunal judiciaire du lieu de l’immeuble, avec un avocat, dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal. Une autorisation qui vous est accordée peut donc encore être contestée pendant ce délai : il peut être prudent d’attendre son expiration avant de lancer des travaux importants. Passé ce délai, la décision devient définitive.
  5. En cas de refus. Si l’assemblée refuse, vous pouvez, si vous avez voté pour, demander l’annulation de la décision au tribunal judiciaire dans les deux mois suivant la notification du procès-verbal, avec un avocat, en invoquant par exemple une irrégularité ou un abus de majorité. Pour des travaux d’amélioration conformes à la destination de l’immeuble, l’article 30 de la loi de 1965 permet aussi de demander au tribunal judiciaire l’autorisation de les réaliser, aux conditions qu’il fixe. Ces démarches sont techniques : faites-vous conseiller par un avocat ou l’ADIL de Paris, qui informe gratuitement.
  6. Avant et pendant le chantier : assurances et suivi. Respectez à la lettre les conditions de la résolution votée. Remettez au syndic les attestations d’assurance des entreprises (responsabilité civile et décennale), prévenez-le des dates de chantier, et faites constater l’état des parties communes avant et après. Des travaux réalisés sans autorisation sont irréguliers : la copropriété peut en exiger l’arrêt et la remise en état, au besoin en justice.

Votre calendrier à partir de la date de l’assemblée

Indiquez la date de la prochaine assemblée générale : les dates clés se calculent automatiquement.

  1. Dossier complet transmis au syndic

    Nous conseillons huit semaines avant l’assemblée : le syndic établit l’ordre du jour avant d’envoyer la convocation.

  2. Délai minimal de convocation

    Sauf urgence, la convocation est notifiée au moins 21 jours avant l’assemblée, avec les documents utiles au vote. Le délai court à partir du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée : elle doit donc avoir été présentée au plus tard la veille de cette date.

  3. Assemblée générale

    Vote de l’autorisation, à la majorité applicable.

  4. Notification du procès-verbal

    Le syndic notifie le procès-verbal aux copropriétaires opposants ou défaillants dans le mois qui suit l’assemblée (date indicative : un retard ne fait que reporter le point de départ du délai de contestation).

  5. Fin du délai de contestation

    Deux mois à compter de la notification. Démarrer après cette date évite de devoir défaire des travaux si la décision était annulée.

Repères indicatifs : article 9 du décret du 17 mars 1967 (délai de convocation), article 42, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1965 (notification du procès-verbal dans le mois, contestation dans les deux mois) et article 18 du décret (point de départ du délai de contestation). La date réelle de notification du procès-verbal fait courir le délai : vérifiez-la.

Pendant et après le chantier

  • Gardez le plan avant / après : il servira pour la revente et pour le diagnostic de surface.
  • Le bruit de démolition est le moment le plus sensible pour les voisins : annoncez-le.

Testez votre cas et obtenez la lettre au syndic

« Cloison non porteuse » est déjà sélectionné. Ajoutez vos autres travaux : l’outil indique la majorité la plus exigeante et rédige la demande d’inscription à l’ordre du jour.

1

Quels travaux prévoyez-vous ? Cochez tout ce qui s’applique.

2

Deux ou trois précisions

Déplacer une cloison non porteuse : La cloison sépare-t-elle votre logement d’une partie commune (couloir, palier) ou d’un autre lot ?

Vérifié le 29 octobre 2026

Pourquoi vous pouvez vous fier à cet outil

  • Sources officielles citéesLoi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars 1967, Service-public.fr, ANIL, INC, Ville de Paris. Chaque règle renvoie à son texte.
  • Gratuit, sans inscriptionPas de compte à créer. Nous ne recevons vos coordonnées que si vous envoyez une demande.
  • Un chef de projet peut relireUn doute sur votre résultat ? Nous le vérifions avec vous. La visite, le métré et le comparatif des trois devis sont gratuits.
  • Nos prix réels publiés8 chantiers parisiens détaillés : médiane 861 € HT/m², environ 10 semaines. Voir les chantiers
La Plateforme des Travaux · SMART SERVICES SASU · SIREN 101 448 280 · 1 rue Marguerin, 75014 Paris
Assurance décennale Entoria · Un contrat unique pour tout le chantier · 01 89 62 99 95

Information générale : le règlement de copropriété de votre immeuble et les services d’urbanisme de la Ville de Paris font foi pour votre cas précis.

Nous montons le dossier pour l’assemblée

Plans, étude de structure si nécessaire, descriptif, projet de résolution et attestations d’assurance : nous préparons le dossier technique que le syndic joint à la convocation, puis nous pilotons le chantier dans le respect des conditions votées. La visite, le métré et le comparatif des trois devis sont gratuits. Voir le dossier technique pour l’AG.

Questions fréquentes

Faut-il un vote en assemblée générale pour déplacer une cloison non porteuse ?

En principe, non : pas de vote en assemblée générale. Une cloison non porteuse située à l’intérieur de votre lot est une partie privative : pas de vote en principe. Cela dépend d’une question : « La cloison sépare-t-elle votre logement d’une partie commune (couloir, palier) ou d’un autre lot ? » Si oui : majorité absolue (article 25) ; si non : pas de vote en principe.

Comment savoir si une cloison est porteuse ?

Les plans de l’immeuble, l’épaisseur du mur, sa position (alignée avec les murs des étages supérieurs, sous une poutre) et son matériau donnent des indices, mais seul un professionnel (architecte, ingénieur structure) peut le confirmer. En cas de doute, faites-le avant toute démolition.

Faut-il prévenir la copropriété pour abattre une cloison non porteuse ?

Pas d’autorisation en principe si elle est à l’intérieur de votre lot. Informer le syndic des dates de chantier reste conseillé, et parfois imposé par le règlement.

Et si la cloison donne sur le palier ?

Elle peut être commune ou mitoyenne selon le règlement : la déplacer demande alors l’autorisation de l’assemblée générale, à la majorité de l’article 25, voire davantage si vous intégrez une partie du palier à votre lot.

Pour aller plus loin

Les autres travaux en copropriété

Sources

Information générale, à jour au 29 octobre 2026. Le règlement de copropriété de votre immeuble peut prévoir des règles particulières ; seul un professionnel du droit peut se prononcer sur un cas précis.

Votre projet mérite trois avis, pas un seul

Décrivez votre appartement en 2 minutes. Nous vous rappelons sous 24 h ouvrées.

Prix du devis fermeAucun supplément sans avenant signéRien n’est dû avant que l’étape soit faiteNos engagements →

AppelerPrendre RDV gratuit