Lexique de la rénovation d’appartement

64 termes de chantier, de copropriété, d’assurance et de décoration, définis simplement. Les définitions juridiques renvoient à leur source officielle.

Règles et démarches

Architecte des Bâtiments de France · ABF

L’architecte des Bâtiments de France est l’agent de l’État chargé de vérifier que les travaux réalisés aux abords d’un monument historique ou dans un site patrimonial remarquable ne portent pas atteinte au patrimoine ; son accord est nécessaire pour délivrer l’autorisation dans ces périmètres.

Les abords couvrent, à défaut de périmètre délimité, les immeubles visibles depuis un monument historique ou en même temps que lui, dans un rayon de 500 mètres ; une grande partie de Paris est concernée, ce qui rend courantes les prescriptions sur les fenêtres et les façades.

Assemblée générale de copropriété · AG, assemblée générale des copropriétaires

L’assemblée générale de copropriété est la réunion des copropriétaires, convoquée par le syndic, au cours de laquelle sont votées les décisions du syndicat, selon des règles de majorité qui dépendent de la nature de la décision.

Un copropriétaire qui veut toucher aux parties communes (mur porteur, chute, façade) doit faire inscrire sa demande à l’ordre du jour et obtenir un vote favorable avant de commencer les travaux.

Constat de risque d’exposition au plomb · CREP, diagnostic plomb

Le constat de risque d’exposition au plomb est le diagnostic qui recherche la présence de plomb dans les revêtements (peintures notamment) des immeubles d’habitation construits avant le 1er janvier 1949.

Il est exigé lors de la vente ou de la mise en location et, pour les parties communes de ces immeubles, dans tous les cas depuis le 12 août 2008 ; en rénovation, le ponçage ou le décapage d’anciennes peintures au plomb demande des précautions particulières.

Déclaration préalable de travaux · DP, déclaration de travaux

La déclaration préalable est l’autorisation d’urbanisme exigée pour des travaux de faible ampleur, notamment ceux qui modifient l’aspect extérieur d’un bâtiment (ravalement, fenêtres, devanture, couverture) ou qui créent une petite surface de plancher.

À Paris, le remplacement de fenêtres par un modèle d’aspect différent ou un changement de destination sans modification de façade relève de la déclaration préalable ; les travaux purement intérieurs qui ne touchent ni la façade, ni la destination n’en demandent en général pas, sauf dans le Marais et le 7e arrondissement (secteurs couverts par un plan de sauvegarde), où toute modification d’un élément intérieur protégé doit être autorisée.

Diagnostic de performance énergétique · DPE, étiquette énergie

Le diagnostic de performance énergétique est le document qui estime la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement et le classe sur une échelle de A (le plus performant) à G.

Il est obligatoire en cas de vente ou de location, est valable dix ans dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2021 et sert de référence au calendrier d’interdiction progressive de mise en location des logements les moins bien classés.

Inspection générale des carrières · IGC

L’Inspection générale des carrières est le service de la Ville de Paris (rattaché à la direction de la Voirie et des Déplacements) chargé de prévenir les risques liés aux anciennes carrières souterraines et à la dissolution du gypse, et de renseigner le public sur l’état du sous-sol.

Lorsqu’un projet se situe dans un périmètre de risque de mouvements de terrain, les services d’urbanisme la consultent pour fixer des prescriptions ; d’anciennes carrières de calcaire existent notamment sous les 5e, 6e, 8e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements.

Logement décent · décence du logement

Le logement décent est le logement que tout bailleur doit fournir à son locataire, qui ne présente pas de risque pour la sécurité ou la santé et respecte des critères minimaux de confort et de surface, dont au moins une pièce principale de 9 m² avec 2,20 m sous plafond, ou un volume habitable de 20 m³.

Les critères sont fixés par le décret du 30 janvier 2002 ; une performance énergétique minimale, appréciée à partir du DPE, s’y ajoute désormais. Une rénovation avant location sert souvent à remettre le logement en conformité.

Loi Carrez · surface Carrez, superficie privative

La surface loi Carrez est la superficie privative d’un lot de copropriété, mesurée sur les planchers des locaux clos et couverts après déduction des murs, cloisons, marches, cages d’escalier, gaines et embrasures, sans compter les parties de moins de 1,80 m de hauteur.

Elle doit être indiquée lors de la vente ; si la surface réelle est inférieure de plus d’un vingtième à celle annoncée, l’acquéreur peut obtenir une baisse proportionnelle du prix. Des travaux qui déplacent des cloisons ou créent une mezzanine peuvent la modifier.

Majorité de l’article 25 · majorité absolue

La majorité de l’article 25 est la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés ou absents ; c’est elle qui s’applique, notamment, à l’autorisation donnée à un copropriétaire d’effectuer à ses frais des travaux affectant les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble.

Si le projet n’atteint pas cette majorité mais recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, un second vote peut avoir lieu immédiatement à la majorité simple de l’article 24.

Majorité de l’article 26 · double majorité

La majorité de l’article 26 est une double majorité : elle exige la majorité des copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix du syndicat ; elle s’applique notamment aux actes de disposition sur les parties communes et à la modification du règlement de copropriété concernant leur jouissance, leur usage ou leur administration.

Elle concerne par exemple l’achat par un copropriétaire d’une partie commune (palier, couloir, combles) pour l’annexer à son lot.

Parties communes et parties privatives · parties communes, parties privatives

Les parties privatives sont les locaux et espaces compris dans un lot et réservés à l’usage exclusif de son propriétaire ; les parties communes sont celles qui appartiennent à tous les copropriétaires ou à certains d’entre eux, comme le sol, le gros œuvre (murs porteurs, structure des planchers), les équipements et canalisations collectifs et les circulations.

Le règlement de copropriété fait foi pour classer un élément ; s’il est muet, ce sont les présomptions de la loi du 10 juillet 1965 qui s’appliquent. Toucher une partie commune, même depuis son appartement, suppose l’accord de l’assemblée générale.

Permis de construire · PC

Le permis de construire est l’autorisation d’urbanisme exigée pour les projets les plus importants, comme la création d’une surface de plancher dépassant les seuils de la déclaration préalable ou un changement de destination accompagné d’une modification de la façade ou des structures porteuses.

Dans un appartement parisien, il concerne surtout les transformations lourdes : changement de destination d’un local avec intervention sur la structure porteuse ou la façade, création de surface de plancher au-delà des seuils de la déclaration préalable, travaux sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques (les immeubles classés relèvent, eux, d’une autorisation spécifique au titre du code du patrimoine).

Plan de sauvegarde et de mise en valeur · PSMV, secteur sauvegardé, site patrimonial remarquable

Le plan de sauvegarde et de mise en valeur est le document d’urbanisme qui remplace le PLU dans un site patrimonial remarquable et qui protège, outre les façades, certains éléments intérieurs, cours et jardins des immeubles.

À Paris, deux secteurs en relèvent : le Marais et une partie du 7e arrondissement ; des travaux intérieurs touchant un élément protégé (escalier, boiseries, cheminée, par exemple) peuvent y nécessiter une autorisation.

PLU de Paris · Plan local d’urbanisme, PLU bioclimatique, PLUb

Le PLU de Paris est le plan local d’urbanisme qui fixe les règles de construction, de réhabilitation et d’usage des sols applicables à l’ensemble de la capitale, à l’exception des deux secteurs couverts par un plan de sauvegarde.

La version dite « bioclimatique » a été approuvée par le Conseil de Paris en novembre 2024 ; c’est sur ses règles que sont instruites les déclarations préalables et les permis de construire.

Règlement de copropriété

Le règlement de copropriété est le document qui fixe la destination de l’immeuble, distingue parties privatives et parties communes, précise leurs conditions d’usage et détermine la répartition des charges entre copropriétaires.

Avant une rénovation, il permet de vérifier si un élément est privatif ou commun et si certaines installations (broyeur, changement de revêtement de sol, usage professionnel) font l’objet de restrictions.

Repérage amiante avant travaux · RAT, RAAT

Le repérage amiante avant travaux est la recherche de matériaux contenant de l’amiante que le donneur d’ordre doit faire réaliser, par un opérateur certifié, avant toute opération susceptible d’exposer des travailleurs à l’amiante dans un immeuble bâti avant l’interdiction de l’amiante en France (1er janvier 1997).

Le rapport est transmis aux entreprises avant le démarrage du chantier ; il est distinct du diagnostic amiante remis lors d’une vente, qui ne suffit pas à lui seul pour des travaux de démolition ou de dépose.

Contrats, assurances et paiement

Acompte

L’acompte est un paiement partiel versé à l’entreprise, à la commande ou en cours de chantier, qui s’impute sur le prix total et engage définitivement les deux parties, à la différence des arrhes qui permettent de se dédire en les abandonnant.

Attention : entre un professionnel et un consommateur, les sommes versées d’avance sont des arrhes, sauf stipulation contraire du contrat (article L. 214-1 du code de la consommation) ; il faut donc que le devis parle expressément d’acompte. Les échéances de paiement (acompte à la signature, paiements à l’avancement, solde à la réception) gagnent à y figurer.

Assurance dommages-ouvrage · DO, dommage-ouvrage

L’assurance dommages-ouvrage est une assurance obligatoire, souscrite par le maître d’ouvrage, qui finance rapidement la réparation des dommages relevant de la garantie décennale, sans attendre que les responsabilités soient établies.

L’assureur dispose de 60 jours pour se prononcer sur la prise en charge et de 90 jours pour présenter une offre d’indemnité ; en rénovation d’appartement, la question se pose surtout pour les travaux touchant la structure ou le clos et couvert.

Devis

Le devis est le document par lequel une entreprise décrit les travaux qu’elle propose et en indique le prix ; une fois signé par le client, il a valeur de contrat et engage les deux parties.

Pour les prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le bâtiment, un devis détaillé doit être remis et signé avant toute exécution. Pour comparer des offres de rénovation, les quantités, les références de matériaux et les exclusions comptent autant que le total.

Entreprise générale · entreprise générale du bâtiment, contractant général

L’entreprise générale est une entreprise qui s’engage, par un contrat unique avec le client, à réaliser l’ensemble des lots d’un chantier, en les exécutant elle-même ou en les confiant à des sous-traitants dont elle reste responsable.

Le client a ainsi un seul interlocuteur et un seul devis, à l’inverse des marchés par lots séparés où il contracte avec chaque corps d’état et doit en assurer lui-même la coordination.

Garantie biennale · garantie de bon fonctionnement

La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement, couvre pendant au moins deux ans à compter de la réception les éléments d’équipement dissociables de l’ouvrage, c’est-à-dire ceux qui peuvent être déposés sans détériorer le bâti.

Les éléments d’équipement indissociables relèvent, eux, de la garantie décennale. En rénovation, la Cour de cassation juge depuis le 21 mars 2024 (3e chambre civile, n° 22-18.694) qu’un équipement installé en remplacement ou par adjonction sur un ouvrage existant, sans constituer lui-même un ouvrage, ne relève ni de la biennale ni de la décennale, mais de la responsabilité contractuelle de droit commun.

Garantie de parfait achèvement · GPA

La garantie de parfait achèvement est l’obligation, pour l’entreprise, de réparer pendant un an à compter de la réception tous les désordres signalés, qu’ils aient été notés en réserve ou qu’ils soient apparus et aient été notifiés au cours de cette année.

Garantie décennale · responsabilité décennale, assurance décennale

La garantie décennale est la responsabilité qui pèse sur les constructeurs, pendant dix ans à compter de la réception, pour les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Les entreprises qui réalisent des travaux relevant de cette garantie doivent être assurées en responsabilité décennale ; l’attestation d’assurance, précisant les activités couvertes, se demande avant la signature du devis.

Lot ou corps d’état · lot, corps d’état, corps de métier

Un lot est une partie d’un chantier qui correspond à un corps d’état, c’est-à-dire à un métier du bâtiment : démolition, maçonnerie, plomberie, électricité, plâtrerie, menuiserie, revêtements de sol, peinture, etc.

Un devis découpé par lots permet de comparer les offres poste par poste et de vérifier qu’aucun métier n’a été oublié.

Maître d’œuvre · MOE

Le maître d’œuvre est le professionnel (architecte, bureau d’études, maître d’œuvre indépendant) chargé par le maître d’ouvrage de concevoir le projet et, selon sa mission, de consulter les entreprises, de diriger et de contrôler l’exécution des travaux.

Il ne faut pas le confondre avec l’entreprise qui réalise les travaux ; sa mission et sa rémunération sont fixées par un contrat distinct.

Maître d’ouvrage · MOA

Le maître d’ouvrage est la personne, physique ou morale, pour le compte de laquelle les travaux sont réalisés et qui les paie ; dans une rénovation d’appartement, c’est en général le propriétaire.

C’est lui qui prononce la réception des travaux et qui doit souscrire l’assurance dommages-ouvrage lorsqu’elle est obligatoire.

Réception des travaux · procès-verbal de réception, PV de réception

La réception des travaux est l’acte par lequel le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves ; elle est prononcée contradictoirement, en pratique dans un procès-verbal signé des parties, ou à défaut d’accord par le juge.

Elle marque le point de départ des garanties légales (parfait achèvement, biennale, décennale) et conditionne en pratique le paiement du solde.

Réserves

Les réserves sont les défauts, malfaçons ou travaux inachevés constatés lors de la réception et inscrits sur le procès-verbal, que l’entreprise doit ensuite reprendre.

Un défaut apparent non mentionné à la réception est en principe réputé accepté ; d’où l’intérêt d’une visite minutieuse, pièce par pièce, avant de signer.

Retenue de garantie

La retenue de garantie est une somme, limitée à 5 % des paiements, que le maître d’ouvrage peut retenir sur les acomptes dus à l’entreprise pour garantir la levée des réserves formulées à la réception.

Prévue par la loi du 16 juillet 1971, elle doit être stipulée au contrat ; la somme retenue doit être consignée auprès d’un consignataire accepté par les deux parties (la Caisse des dépôts, par exemple) ; elle est libérée un an après la réception, sauf opposition motivée par l’inexécution des obligations de l’entreprise, notifiée par lettre recommandée, et peut être remplacée par une caution personnelle et solidaire d’un établissement financier.

Travaux modificatifs acquéreurs · TMA

Les travaux modificatifs acquéreurs sont les modifications d’un logement vendu en VEFA (cloisons, prestations, équipements) que l’acquéreur demande au promoteur avant leur réalisation, selon les conditions et le calendrier prévus par le contrat de vente.

Ils font l’objet d’un devis distinct du prix du logement ; au-delà de la date limite fixée par le promoteur, les changements se font après la livraison, dans le cadre d’une rénovation classique.

TVA à taux réduit en rénovation · TVA 10 %, TVA 5,5 %, taux intermédiaire

La TVA à taux réduit en rénovation s’applique aux travaux réalisés dans des locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans : 10 % pour les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien, et 5,5 % pour les travaux d’amélioration de la qualité énergétique.

Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement restent à 20 %, de même que la surélévation, l’augmentation de plus de 10 % de la surface de plancher et les travaux qui, sur deux ans, rendent l’immeuble fiscalement neuf. Le client doit certifier que les conditions du taux réduit sont remplies.

Vente en l’état futur d’achèvement · VEFA, achat sur plan

La vente en l’état futur d’achèvement est la vente d’un logement qui n’existe pas encore ou qui est en construction au moment de la signature : le vendeur s’engage à l’achever et l’acquéreur paie le prix au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

Le vendeur doit fournir une garantie financière d’achèvement ; les réserves éventuelles se formulent lors de la livraison.

Structure et gros œuvre

Chape

La chape est une couche de mortier, à base de ciment ou d’anhydrite, coulée sur un plancher pour le mettre de niveau et former un support plan destiné à recevoir le revêtement de sol.

Son épaisseur et son poids doivent être compatibles avec les planchers anciens ; elle impose un temps de séchage avant la pose du revêtement.

Doublage · contre-cloison

Le doublage est un parement, généralement en plaque de plâtre, posé contre un mur existant, avec ou sans isolant, pour l’isoler thermiquement ou phoniquement, le redresser ou y faire passer des réseaux.

Sur un mur de façade ancien, il réduit légèrement la surface habitable et doit être conçu pour éviter les problèmes de condensation.

Étaiement · étais, chevalement

L’étaiement est la mise en place provisoire d’étais, poteaux réglables en acier ou en bois, qui soutiennent un plancher ou une maçonnerie pendant une intervention sur la structure.

Il précède toute ouverture de mur porteur ou de trémie et reste en place jusqu’à ce que le renfort définitif ait pris le relais.

Faux plafond · plafond suspendu

Le faux plafond est un plafond secondaire suspendu sous le plafond existant, qui permet de dissimuler des réseaux, d’intégrer un éclairage encastré ou d’améliorer l’isolation acoustique.

Dans un appartement ancien, il abaisse la hauteur sous plafond et peut masquer des corniches ou des rosaces ; on le limite souvent aux pièces de service et aux couloirs.

IPN (poutre acier) · IPN, IPE, HEA, HEB, poutrelle métallique

L’IPN est une poutrelle en acier à section en forme de I ; par extension, le terme désigne couramment toute poutre métallique posée pour reprendre les charges lors de l’ouverture d’un mur porteur.

Le profil (IPN, IPE, HEA, HEB…), la portée et les appuis sont déterminés par un calcul de structure ; la poutre est ensuite protégée et habillée, souvent en plaque de plâtre.

Mur de refend

Le mur de refend est un mur porteur intérieur qui divise le volume d’un bâtiment, généralement perpendiculairement aux façades.

Dans les immeubles anciens parisiens, les refends en maçonnerie reprennent les planchers ; le rôle exact d’un mur intérieur se vérifie toujours par un relevé et, au besoin, un bureau d’études avant toute ouverture, l’usage courant du mot étant parfois approximatif.

Mur porteur

Le mur porteur est un mur qui supporte une partie des charges du bâtiment, notamment celles des planchers et des étages supérieurs, et qui participe à sa stabilité.

En copropriété, il fait en principe partie des parties communes : l’ouvrir suppose une étude de structure, l’accord de l’assemblée générale et la pose d’un renfort (poutre métallique ou béton) avec étaiement provisoire.

Plaque de plâtre · BA13, placoplâtre

La plaque de plâtre est un panneau constitué d’un cœur de plâtre pris entre deux feuilles de carton, fixé sur une ossature métallique ou collé, pour réaliser cloisons, doublages et plafonds.

Il en existe des versions hydrofuges pour les pièces humides, phoniques ou résistantes au feu ; la dénomination BA13 renvoie à une épaisseur de 12,5 mm à bords amincis.

Ragréage · enduit de lissage, autolissant

Le ragréage est un enduit de sol, souvent autolissant, appliqué en faible épaisseur pour corriger les petits défauts de planéité d’un support avant la pose d’un revêtement.

Il ne remplace pas une chape lorsque les écarts de niveau sont importants.

Trémie

La trémie est une ouverture ménagée dans un plancher pour le passage d’un escalier, d’une gaine ou d’un conduit.

Créer une trémie entre deux niveaux, pour réunir deux appartements en duplex par exemple, touche la structure et, en copropriété, le plus souvent une partie commune.

Réseaux : électricité et plomberie

Broyeur sanitaire · WC broyeur, sanibroyeur

Le broyeur sanitaire est un appareil électrique placé derrière un WC qui broie les matières et les refoule sous pression dans une canalisation de petit diamètre, lorsque le raccordement par simple gravité n’est pas possible.

Selon la Ville de Paris, il est interdit dans un logement déjà pourvu d’un WC ou lorsqu’un WC classique peut être installé, et son installation doit être autorisée par l’assemblée générale de copropriété.

Chute d’eaux usées · descente, colonne d’évacuation, chute EU/EV

La chute est la canalisation verticale qui collecte les eaux usées (éviers, lavabos, douches) et les eaux-vannes (WC) des logements d’un immeuble pour les conduire vers l’égout.

Elle fixe en grande partie les possibilités de déplacement d’une salle de bains ou d’un WC, car l’évacuation doit conserver une pente suffisante jusqu’à elle ; en copropriété, elle est le plus souvent une partie commune.

Colonne montante

La colonne montante électrique est l’ensemble des ouvrages électriques collectifs, situés en aval du coupe-circuit principal de l’immeuble, qui raccordent les différents logements au réseau public de distribution, compteurs exclus.

Depuis la loi Elan de 2018, les colonnes montantes relèvent en principe du réseau public de distribution, sauf si les copropriétaires en ont revendiqué la propriété dans le délai de deux ans prévu par la loi ; une augmentation de puissance peut dépendre de son état.

Consuel · attestation de conformité électrique, Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité

Le Consuel est l’organisme qui vise les attestations de conformité des installations électriques ; cette attestation est exigée pour une installation neuve et pour une installation entièrement rénovée lorsque le gestionnaire de réseau l’a mise hors tension, à la demande de son client, pour permettre la rénovation.

Dans tous les cas, une installation rénovée doit respecter la norme NF C 15-100 ; l’entreprise d’électricité indique si une attestation est nécessaire pour le chantier.

Dispositif différentiel 30 mA · interrupteur différentiel, disjoncteur différentiel, DDR

Le dispositif différentiel 30 mA est un appareil de protection qui coupe automatiquement le courant lorsqu’il détecte un courant de fuite vers la terre atteignant sa sensibilité de 30 milliampères, ce qui protège les personnes contre l’électrocution.

Selon la norme NF C 15-100, tous les circuits d’un logement doivent en être protégés.

NF C 15-100 · norme électrique

La NF C 15-100 est la norme française qui fixe les règles de conception et de réalisation des installations électriques à basse tension, notamment dans les logements.

Elle encadre entre autres le nombre de circuits et de prises par pièce, la protection différentielle, la liaison à la terre et les volumes de sécurité autour des baignoires et des douches.

PER (tube) · polyéthylène réticulé, tube PER

Le PER, ou polyéthylène réticulé, est un tube souple en matière plastique utilisé pour l’alimentation en eau froide et chaude sanitaire et pour certains circuits de chauffage.

Il est souvent posé sous gaine, depuis un collecteur, ce qui limite les raccords encastrés ; il ne sert pas à l’évacuation des eaux usées.

Tableau électrique · tableau de répartition, coffret électrique

Le tableau électrique est le coffret qui répartit le courant entre les différents circuits du logement et regroupe leurs protections : disjoncteurs divisionnaires et dispositifs différentiels.

Son remplacement est généralement l’une des premières étapes d’une mise aux normes ; il doit rester accessible et être correctement repéré, circuit par circuit.

Finitions et matériaux

Béton ciré

Le béton ciré est un enduit décoratif à base de ciment, appliqué en quelques millimètres sur un sol, un mur ou un plan, puis protégé par un vernis ou une cire, qui donne un aspect minéral continu sans joints.

Il exige un support stable et sain ; sur un plancher ancien qui travaille, des microfissures peuvent apparaître.

Carreau de ciment

Le carreau de ciment est un carreau décoratif composé d’une couche de ciment coloré pressée sur une base de mortier, sans cuisson, souvent orné de motifs géométriques ou floraux.

On le trouve dans de nombreuses entrées et cuisines anciennes ; poreux, il doit être traité contre les taches après la pose.

Parquet bâtons rompus · bâtons rompus

Le parquet à bâtons rompus est un parquet dont les lames, coupées droit à leurs extrémités, sont posées perpendiculairement les unes aux autres, l’extrémité de chaque lame venant buter contre le flanc de la suivante, ce qui dessine un zigzag en escalier.

À la différence du point de Hongrie, les extrémités des lames sont coupées à angle droit ; les deux poses se rencontrent dans l’ancien parisien et se rénovent par ponçage et vitrification ou huilage.

Parquet point de Hongrie · point de Hongrie, chevron

Le parquet point de Hongrie est un parquet dont les lames sont coupées en biais à leurs extrémités et assemblées bout à bout, de sorte que les joints forment une ligne continue de chevrons.

Il se distingue du parquet à bâtons rompus par la coupe en biais des extrémités des lames ; c’est l’un des parquets caractéristiques des appartements haussmanniens.

Porte à galandage · galandage

La porte à galandage est une porte coulissante qui s’escamote à l’intérieur d’une cloison grâce à un châssis intégré, sans empiéter sur l’espace de la pièce.

Elle suppose une cloison d’épaisseur suffisante et dégagée de réseaux sur la longueur du châssis ; elle s’installe plus facilement dans une cloison neuve que dans un mur existant.

Tomette

La tomette est un carreau de sol en terre cuite, le plus souvent hexagonal et de teinte rouge, traditionnellement posé dans les cuisines, couloirs et chambres de service des immeubles anciens.

Lorsqu’elles sont conservées, les tomettes d’origine se restaurent et se complètent au besoin avec des pièces de récupération.

Verrière d’atelier · verrière intérieure, cloison vitrée

La verrière d’atelier est une cloison vitrée à fine structure métallique, divisée en petits carreaux, inspirée des ateliers d’artistes et d’industrie, qui sépare deux pièces tout en laissant passer la lumière.

Elle permet d’éclairer une cuisine, une chambre ou une salle de bains dépourvue de fenêtre ; le choix d’un verre de sécurité est recommandé.

Zellige

Le zellige est un carreau de terre cuite émaillée d’origine marocaine, façonné et taillé à la main, dont la surface irrégulière et les variations de teinte sont caractéristiques.

Employé surtout en crédence ou en mur de douche, il se pose avec des joints fins et demande une mise en œuvre soignée en raison de ses irrégularités.

Décor de l’ancien

Cimaise

La cimaise est une moulure horizontale fixée à mi-hauteur d’un mur, à hauteur d’appui, qui sépare le soubassement de la partie haute du mur ; le terme désigne aussi la moulure ou le rail destiné à accrocher des tableaux.

Corniche

La corniche est la moulure en saillie qui court à la jonction entre le mur et le plafond d’une pièce.

Elle est fréquente dans les pièces de réception haussmanniennes ; un faux plafond ou un doublage mal placé peut la masquer ou l’interrompre.

Moulure · modénature

La moulure est un ornement en relief, de plâtre, de bois ou de pierre, au profil continu, qui souligne un plafond, un mur, une porte ou une cheminée.

Dans les appartements anciens, les moulures se restaurent par moulage des parties manquantes ; les travaux d’électricité et de doublage sont à concevoir pour les préserver.

Rosace

La rosace est un ornement circulaire en relief, généralement en plâtre, placé au centre d’un plafond, souvent à l’emplacement d’un point lumineux.

Le plâtre ancien étant fragile, elle est à protéger lors du remplacement d’un luminaire ou du passage de nouveaux câbles.

Soubassement · lambris d’appui

Le soubassement est la partie basse d’un mur intérieur, souvent traitée différemment du reste (lambris de bois, panneaux moulurés, peinture distincte) et parfois surmontée d’une cimaise.

Trumeau

Le trumeau désigne la portion de mur située entre deux fenêtres et, par extension, le panneau décoratif, souvent un miroir encadré de boiseries, placé au-dessus d’une cheminée ou entre deux baies.

Les trumeaux à miroir sont fréquents dans les salons des immeubles parisiens du XIXe siècle ; ils sont à protéger, ou à déposer avec soin, pendant les travaux.

Lexique mis à jour le par La Plateforme des Travaux. Voir aussi les questions-réponses.

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